A cet effet, entre vols et falsifications des étiquettes et des permis, le département Environnement, du ministère de l’environnement, de l’énergie et du changement climatique, a investi environ 10 000 dollars américains pour mettre en place ce nouvel hologramme de sécurité. Un moyen de le vérifier, sera de voir à la lumière, un coco de mer dans un angle précis, des queues de poisson, un soleil qui se lève…etc. Et attention, il contient un système d’inviolabilité, donc si vous décrocher l’étiquette du coco-de-mer, il deviendra illégal. Au niveau du permis, la souche est désormais blanche et à l’arrière de celle-ci sont inscrites les responsabilités légales du propriétaire.

Hier, en salle de conférence du jardin botanique de Mont Fleuri, Alain deComarmond, secrétaire général du département de l’Environnement, a cadré son intervention sur ce nouveau système de gestion de préservation du coco-de-mer. Pour cela, il a mobilisé Mme Muzungaile Marie-May, de son département, l’autorité des parcs nationaux des Seychelles (SNPA), au travers de son responsable Mr Flavien Joubert ainsi que le responsable du service forestier, Mr John Quilindo.

Le secrétaire général a insisté sur la surveillance de la production, du commerce et des violations liés au coco-de-mer. « Nous nous devions de revoir le système d’étiquetage existant. Il était facilement falsifiable. Notre coco-de-mer devait avoir une protection plus élevée. Ces actions illégales ont permis de faire évoluer la loi régissant son commerce et nous a conduit à investir dans ces nouvelles mesures de sécurité. Nous disposons de 50 000 étiquettes avec le nouvel hologramme de sécurité. Nous comptons faire la transition, graduellement, entre l’ancien système datant de la fin des années 90 (permis et étiquette verts), vers le nouveau d’ici la fin de l’année 2017 », a-t-il partagé.

Pour sa part, Mme Muzungaile a expliqué comment allait se dérouler cette transition. « Pour ceux qui ont déjà des coco-de-mer en leur possession, il suffit de les emmener à nos bureaux au 205, Aarti Chamber, Mont Fleuri, Victoria. Nous échangerons, gracieusement, les anciens permis et étiquettes contre des nouveaux. Pour en bénéficier, les entreprises doivent se présenter du 1er février à fin mars. Pour le public en général, de fin mars à fin avril. Attention, au-delà de cette période, vous paierez 350 roupies pour cet échange », a-t-elle indiqué.

Quant au responsable de la SNPA, Flavien Joubert, il apprécie ce renforcement du contrôle légal de la population de coco-de-mer aux Seychelles. « Cette nouvelle méthode de contrôle est beaucoup plus sérieuse. Elle va favoriser la préservation du coco-de-mer. Cela contribuera à la bonne santé et évolution de l’espèce. De notre côté, nous replantons régulièrement afin d’assurer sa conservation », a-t-il souligné.

Pour rappel, la détention de coco-de-mer se doit d’être déclarée. La loi régissant son commerce et sa possession a été révisée et durcie en 2016. Les amendes pour trafic, commerce ou possession illégale, peuvent aller de 25 000 à ½ million de roupies seychelloises, et le ou les fautif(s) encourent une peine de 2 ans d’emprisonnement.